Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg a présenté mardi ses excuses devant le Sénat américain pour les erreurs commises sur la protection des données et la manipulation politique. Sa société est dans la tourmente de l’affaire Cambridge Analytica.

C’est l’info de la semaine ! Mark Zuckerberg apparaît pour la première fois devant une commission conjointe du Sénat américain. Il a répondu aux questions des parlementaires inquiets des «abus de confiance» de son réseau social.

Il a ainsi fait profil bas devant le Sénat américain. Le PDG de Facebook a présenté ses excuses personnelles et officielles devant la Chambre haute des États-Unis. Des excuses pour les erreurs commises sur la protection des données et la manipulation politique.

«Il est évident aujourd’hui que nous n’avons pas fait assez pour empêcher ces outils d’être utilisés de façon malintentionnée (…). Nous n’avons pas pris une mesure assez large de nos responsabilités et c’était une grosse erreur. C’était mon erreur et je suis désolé», a-t-il déclaré, en pleine tourmente sur le scandale de fuite de données vers Cambridge Analytica. Rappelons que les audition visent à établir comment les données de dizaines de millions d’usagers de Facebook ont pu se retrouver entre les mains de Cambridge Analytica. Qui a ensuite travaillé pour la campagne du candidat républicain à la présidentielle américaine de 2016, Donald Trump.

En tout cas, ce n’est pas la première fois que le Patron de facebook présente ses excuses. Comme le montre le panneau brandi pendant l’audition. On y voit toutes les fois où Mark Zuckerberg a fait son mea culpa (2006, 2007 et 2011).

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Quant aux réponses apportées, elles ont été jugées évasives par les journalistes. «Zuckerberg n’est pas capable de donner une réponse claire concernant le fait que Facebook traque les internautes quand ils se sont déconnectés», regrette Alan Rappeport, journaliste au « New York Times« .

Il doit aussi expliquer pourquoi il a attendu 2014 pour décider de limiter l’accès aux données personnelles par les applications tierces. Notamment, celle par laquelle ont transité les informations récupérées par Cambridge Analytica.

Marc Zuckerberg devait aussi s’expliquer aussi sur sa façon de lutter contre la manipulation politique sur son réseau. Le groupe aux plus de deux milliards d’utilisateurs est ainsi attaqué depuis des mois pour avoir servi – comme Google ou Twitter – d’outil de désinformation et de manipulation politique, orchestrée selon la justice américaine par le Kremlin dans le but de favoriser l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Moscou a toujours nié cette information.

Facebook bondit en bourse

Au cours de l’audition, l’action Facebook a pris des points à la bourse. Elle a bondi de 4,50% à 165,04 dollars, sa plus forte hausse sur une séance depuis avril 2016. Au-delà de la teneur du discours du milliardaire américain, «l’action a sans doute chuté davantage qu’elle n’aurait dû» après la révélation de cette affaire. D’où le fort rebond mardi, selon un analyste de Wall Street. Le groupe continuait ainsi à grignoter une partie des 17,8% qu’il avait perdus en seulement deux semaines à fin mars. Étant donné lorsque cette affaire d’utilisation frauduleuse de données privées avait secoué l’action.

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